Zéro de conduite raconte la conspiration fomentée, pour combattre l’ennui et se révolter contre l’autorité, par quatre adolescents (Caussat, Colin, Bruel et Tabard) à l’occasion de la fête officielle d’un pensionnat de province. Il s’agit d’un film sur l’enfance, tourné par un enfant à qui on a confié une équipe de tournage et des studios. Film au montage chaotique et décousu, dont on a parfois du mal à suivre la trame narrative (mais çà n’a pas beaucoup d’importance et çà ne gêne pas à la compréhension de l’histoire), c’est un monument à la gloire de la désobéissance dont le sommet, qui pourrait nous paraître bien anodin aujourd’hui, est cette séquence où le jeune Tabard dit ‘Merde’ à l’autorité. Ceci dit, malgré un côté potache très prononcé, les différents regards du réalisateur sur la morale, l’autorité, la religion, (ainsi que l’évocation sans équivoque de la pédophilie) sont d’une acuité confondante et d’une audace rarement égalée.
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Zéro de conduite est un film qui a manifestement inspiré bien des cinéastes. On en donnera un exemple parmi d’autres. Vigo, montre rarement ses propres influences. Il fera un hommage amusant à Charlie Chaplin par l’intermédiaire du personnage du surveillant incarné par Jean Dasté (que l’on retrouvera dans le rôle du marinier, dans l’Atalante) imitant Charlot dans la cour de récréation. Mais, il est quasi évident que ce personnage lunaire habillé d’un pardessus gris et d’un chapeau, gaffeur, légèrement obsessionnel, est l’archétype de Monsieur Hulot.
Zéro de conduite est aussi un film de transition entre le muet et le cinéma parlant.
Le film commence par une très belle séquence muette dans le train, où deux jeunes pensionnaires comparent les différents jeux qu’ils ont amenés avec eux pour la rentrée des classes. Vigo nous montre qu’il connaît les conventions du muet et qu’il sait en jouer avec vivacité et humour, la séquence se termine sur un bruitage du train qui surprend le spectateur.
Les techniques de sonorisation viennent d’arriver en France et Vigo n’aura aucun mal à s’en emparer, osant les expérimentations les plus variées avec les moyens du bord, ce qui donnera une bande son étonnante mais malheureusement fort abîmée à l’arrivée. Pendant longtemps, les versions que l’on a pu voir dans les Ciné-club (ou à la télévision où Zéro de conduite n’a guère été diffusé avant minuit) étaient à la limite de l’audible. C’est sûrement un des prétextes qui ont justifié la diffusion restreinte de Vigo à la télévision, empêchant ainsi toute reconnaissance par un large public.
Zéro de conduite est aussi un film de transition entre le muet et le cinéma parlant.
Le film commence par une très belle séquence muette dans le train, où deux jeunes pensionnaires comparent les différents jeux qu’ils ont amenés avec eux pour la rentrée des classes. Vigo nous montre qu’il connaît les conventions du muet et qu’il sait en jouer avec vivacité et humour, la séquence se termine sur un bruitage du train qui surprend le spectateur.
Les techniques de sonorisation viennent d’arriver en France et Vigo n’aura aucun mal à s’en emparer, osant les expérimentations les plus variées avec les moyens du bord, ce qui donnera une bande son étonnante mais malheureusement fort abîmée à l’arrivée. Pendant longtemps, les versions que l’on a pu voir dans les Ciné-club (ou à la télévision où Zéro de conduite n’a guère été diffusé avant minuit) étaient à la limite de l’audible. C’est sûrement un des prétextes qui ont justifié la diffusion restreinte de Vigo à la télévision, empêchant ainsi toute reconnaissance par un large public.

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